Dans sa lentille Les rencontres d’informations, là où l’espoir commence

La série « Dans sa lentille » est un regard porté par la photographe Christine Bourgier sur le projet de Saint-Hyacinthe qu’elle a documenté de bout en bout : des rencontres publiques à la vie en logement. L’objectif est de donner une voix aux personnes aînées, en révélant avec humanité et simplicité ce qui se vit, bien au-delà du chantier.

Pour certaines personnes, les rencontres d’information portent encore toute l’incertitude et l’espoir d’être choisis. Pour d’autres, elles marquent un soulagement : elles savent déjà qu’elles ont une place.

Avant les clés, avant les déménagements, il y a ce moment charnière : les rencontres d’information par les futurs exploitants (Offices ou OBNL en habitation) pour les logements de Mission Unitaînés.

C’est ici que la photographe et vidéaste Christine Bourgier, dans le cadre de son projet documentaire sur Mission Unitaînés, a choisi de poser sa caméra pour la première fois. Un point de départ essentiel pour comprendre ce qui se joue, bien avant l’arrivée dans un nouveau logement.

Dans des salles combles et remplies d’espoir, plus de 200 personnes se sont déplacées aux deux rencontres pour une centaine d’unités disponibles. L'émotion est palpable, des gens rient, d’autres sont inquiets et émotifs. Certaines personnes sont venues seules, d’autres accompagnées de leur partenaire de vie, de leurs enfants ou d’amis. Le directeur général des Habitations Maska, Jean-Claude Ladouceur, et son équipe accueillent avec bienveillance les locataires potentiels, rassurent, informent, projettent des plans de la future bâtisse, répondre aux nombreuses questions.

Et durant ces rencontres chargées d’émotions, les témoignages se succèdent. Tous différents, mais portés par des préoccupations communes : le coût du logement, la sécurité, l’isolement, et le besoin de stabilité.

Diane Martin résume une réalité partagée : « Je paie 1 390 $ mon loyer, je trouve que c’est beaucoup pour un logement… j’aimerais pouvoir économiser pour faire autre chose. »

Pour Michelle Dugas accompagnée de son mari, c’est la qualité de vie qui est en jeu : « Il n’y a pas d’ascenseur où je suis. […] Ici, on pourra rencontrer des gens, on ne connaît personne où on est. » Elle ajoute, sourire dans la voix : « J’ai reçu un beau téléphone. J’ai signé le bail vendredi. »

Pour Pierre Millet, c’est la recherche d’un milieu de vie : « Je suis ici pour la sécurité, mon avenir et un loyer à prix modique. »

D’autres arrivent avec des étoiles dans les yeux, comme Claire-Marie, récemment acceptée :

« Je viens pour voir les plans et les informations nécessaires. » Elle s’imagine déjà, aux côtés d’une amie qui emménagera avec elle.

 Mais toutes les réalités ne trouvent pas réponse. Johanne, elle, doit renoncer :

« J’ai un petit chien… c’est mon bébé. Mais je ne peux pas l’amener ici. Je ne peux pas l’euthanasier pour ma qualité de vie. »

Pour Julien et Denise Allard, c’est une transition naturelle : « On vieillit, on veut quelque chose de plus petit, mais de bien. »

Pour d’autres, c’est une urgence. Gilles Vérette confie : « J’ai seulement une chambre en ce moment. »

Et Jocelyn Tremblay témoigne d’années de négligence : « J’ai le même loyer depuis 32 ans… ils n’ont jamais fait une seule réparation. […] Ici, tout me plaît. Il faut que ça marche. »

À travers ces voix, une chose devient claire : ces rencontres d’information sont un point de bascule. Un espoir concret.

C’est ce que Christine Bourgier capte, avec sensibilité, dans son projet qui mènera à un documentaire à venir. Une démarche qui suit, étape par étape, le parcours des résident.e.s, de l’attente à l’installation.

Au fil des prochains mois, cette série Dans sa lentille poursuivra ce regard de l’intérieur.

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