Une reddition de compte efficiente pour un projet modèle en construction.

Entrevue avec Isabelle Marier médiatrice, arbitre et intervenante-experte en Règlement des différends en construction/gestion de projet – Isabelle Marier Conseil inc.


Dans l’univers de la construction, la reddition de comptes est souvent perçue comme une étape complexe qui peut ralentir considérablement les projets. Pour ceux de Mission Unitaînés, au contraire, elle est réalisée avec une efficience rafraichissante. Un contre-exemple qui démontre qu’avec les bons mécanismes et les bons partenaires, les projets peuvent avancer efficacement. « On parle de fonds publics. La reddition de comptes doit être détaillée, rigoureuse et parfaitement justifiable. Mais quand c’est bien structuré, ça ne ralentit pas : ça fait avancer », résume la partenaire Isabelle Marier.

Arrivée au sein de Mission Unitaînés à l’automne 2024, l’experte en gestion de projet a la responsabilité de la reddition de comptes et de la gestion financière des coûts de personnalisation pour l’ensemble des projets des phases 1 et 2. Un rôle central, dans ce projet d’envergure. « C’est une étape majeure. Chaque décision doit être documentée, comprise et assumée. Mais ici, tout est en place pour que ça se fasse efficacement », explique-t-elle.

Une expertise née du terrain

Avec plus de 30 ans d’expérience en gestion de projets de construction publics et privés, Mme. Marier connaît bien les réalités du terrain. Depuis 2022, à la tête d’Isabelle Marier Conseils inc., elle agit également comme médiatrice et arbitre en règlement de différends, principalement sur des projets publics. « Dans mon quotidien, je règle souvent des conflits liés à des retards, des paiements ou des désaccords contractuels. C’est malheureusement fréquent dans notre industrie », constate-t-elle.

C’est précisément ce bagage qui lui permet de mesurer la singularité du modèle de Mission Unitaînés. Là où elle observe habituellement des blocages, elle découvre ici une dynamique hyper fluide. « Mission Unitaînés, dans mon domaine à moi, prouve que oui, ça se peut que ça se passe bien dans la construction. Les projets vont vite, les paiements sont faits, les décisions se prennent rapidement », affirme-t-elle.

Un rôle pivot qui fait circuler les projets

Concrètement, pour Mission Unitaînés, Isabelle Marier agit comme un pivot entre les municipalités, la firme de gestion de projet Dupéré, la direction de Mission Unitaînés et le partenaire en comptabilité Richter – bureau familial d’affaires. Elle supervise les rapports finaux transmis aux villes, s’assure de l’approbation des avenants de construction et veille à ce que chaque dollar soit attribué au bon projet, à la bonne catégorie. « Mon rôle, c’est de mettre les bons coûts à la bonne place, et d’être capable de démontrer clairement pourquoi et comment ils ont été engagés », résume-t-elle.

Dans ce cadre bien défini, la gestion des coûts de personnalisation devient un exercice de précision plutôt qu’un facteur de tension. Tout ce qui touche aux particularités du terrain (décontamination des sols, fondations spéciales, dynamitage du roc, raccordements, etc.) est identifié, documenté et suivi distinctement. « La personnalisation, ce n’est pas une question de design de bâtisse, c’est une question de terrain. Mon rôle est de m’assurer que ces coûts-là sont bien compris, bien suivis et bien justifiés », précise-t-elle.

La fluidité opérationnelle repose aussi sur une bonne structure décisionnelle. Une équipe resserrée, une gouvernance claire et une capacité à trancher rapidement. « Il n’y a pas 150 personnes autour de la table. Les décisions se prennent vite et elles sont assumées. La machine ne ralentit pas le projet, au contraire, elle l’accélère », observe Mme. Marier

La confiance comme résultat

Au fil des projets, Isabelle Marier met en place un modèle de tableau de suivi de personnalisation et travaille étroitement avec les équipes de gestion des coûts et de comptabilité afin d’assurer une transparence complète. « Certaines villes ont été impressionnées par le niveau de suivi. Elles n’étaient pas habituées à ce qu’on soit aussi proactifs et aussi clairs dans nos redditions de comptes », note-t-elle.

Au-delà des chiffres, l’experte insiste sur la dimension humaine du projet. Elle évoque le plaisir de travailler dans un environnement sans micro-gestion, porté par une vision partagée. « J’ai découvert une équipe exceptionnelle. Travailler de près avec l’équipe de Mission Unitaînés, c’est simple, efficace et mobilisant. On sent que ce projet-là est profondément important pour M. Luc Maurice, président du CA et Caroline Sauriol, présidente-directrice-générale de MU», confie-t-elle.

Le moment le plus marquant demeure la première livraison : « Quand on a livré le premier projet, j’ai vu à quel point les gens étaient heureux. Tout était dans les temps, et les résidents étaient reconnaissants. Qui ne voudrait pas participer à ça ? », lance-t-elle.

Aujourd’hui impliquée dans la phase 2, Isabelle Marier aborde la suite avec confiance et exigence. Les apprentissages de la première phase ont permis d’ajuster les processus, sans jamais compromettre la fluidité. « On a appris, on s’est améliorés, et maintenant, l’objectif est clair : livrer les six prochains projets avec le même niveau de qualité, d’efficacité et de transparence », conclut-elle.

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